L’ostéopathie générale n’existe pas en tant que discipline à part entière, mais, étant donné la diversité des branches de l’ostéopathie, ce terme prend progressivement tout son sens à mes yeux.
Concrètement, l’ostéopathie générale regroupe plusieurs de ces branches : je ne me limite donc pas à une seule spécialité. Comme vous pourrez le constater, je pratique différentes approches de l’ostéopathie.
Lors de notre vie, nous sommes en perpétuel évolution. En effet, l’environnement, les activités que nous réalisons, la pesanteur,… ont une énorme influence sur notre corps, ce qui induit d’énormes modifications au cours de notre existence.
Comme vous l’avez lu dans ma présentation, j’adopte une approche globale de mes patients tout en restant pragmatique. De ce fait, toutes les thérapies de l’ostéopathie ont leur importance : selon le patient ou la situation clinique, une thérapie pourra être plus adaptée qu’une autre. En fonction de l’examen clinique qui sera réalisé préalablement, les indices récoltés me permettront de m’orienter vers un concept spécifique de l’ostéopathie, voire vers une combinaison de plusieurs concepts pour certains cas.
Selon les précurseurs de l’ostéopathie, la vitalité de toute structure et fonction corporelle est primordiale, c’est pour cette raison que je me suis focalisé sur les branches de l’ostéopathie qui s’intéressent exclusivement à la structure et à la fonction du vivant. L’équilibre entre chaque structure et chaque fonction est l’élément essentiel au bien-être de l’être humain, mais également essentiel pour sa survie et sa capacité à ne pas développer de situations pathologiques.
Vous aurez compris que l’ostéopathie « générale » a pour objectif unique de trouver le ou les moyens thérapeutiques qui permettront au patient de retrouver son état initial. L’état initial étant la disparition des symptômes et la reprise d’une condition de vie « normale ».
L’ostéopathie structurelle vise à rétablir un équilibre de tout le système musculosquelettique.
Lors du bilan, l’ostéopathe recherchera la posture dominante du patient. La posture s’observe debout et de profil, chaque plan de l’espace est observé. Une fois que le plan dominant du patient est trouvé, l’ostéopathe doit repérer et tester toutes les structures susceptibles d’intervenir dans ce plan. Une fois que les dysfonctions sont localisées, le plan de traitement doit se mettre en place pour harmoniser toutes les structures dysfonctionnelles du plan dominant.
Outre les plans dysfonctionnels, des chaines peuvent également apparaitre. Les chaines concernent le membre supérieur (bras) et/ou le membre inférieur (jambe), celles-ci peuvent être soit ascendantes, soit descendantes. Ces chaines sont des cascades lésionnelles qui se manifestent sur le long terme dans notre corps. Une mauvaise posture, de mauvaises habitudes, une lésion dans une partie de notre corps peuvent entrainer une chaine de lésions dans la jambe ou dans le bras. Le but de l’ostéopathe est de détecter des chaines posturales chez son patient, identifier la lésion « primaire », et d’intervenir sur toutes les anomalies présentes dans cette chaine. Il existe également deux chaines pour le tronc, le buste.
Sur le long terme, si elles ne sont pas prise en charges, ces chaines et postures peuvent entrainer des syndromes (canal carpien, tendinites, entorses,…), et ces éléments sont parfois les seuls symptômes présents. C’est pourquoi tous ces syndromes doivent faire l’objet d’une prise en charge ostéopathique dans le but de soulager et/ou prévenir ce type d’atteinte.
En plus des postures et des chaines, certaines lésions peuvent être isolées et ne concerner qu’une seule région du corps (les spasmes musculaires, les lumbago, les torticolis, les névralgies intercostales, les entorses,…). L’ostéopathie structurelle a également pour but de traiter ces troubles.
Depuis plusieurs années, l’ostéopathie viscérale a pris tout son sens au vu de l’augmentation du nombre de plaintes d’inconforts digestifs dans nos populations. Ma formation en ostéopathie m’a permis d’obtenir de solides compétences et connaissances en ostéopathie viscérale.
Dans de nombreux cas, l’ostéopathie détient les clés pour soulager les inconforts digestifs. En effet, comme pour toutes les structures du corps, chaque organe est soutenu par un système facial composé de ligaments. L’ostéopathie a le pouvoir d’agir sur les tensions subies par ces organes.
Une perturbation de la vascularisation ou de l’innervation d’un organe peut entrainer une congestion de celui-ci, provoquant une perturbation de sa fonction. De nombreux patients subissent des inconforts à la suite d’une congestion viscérale. Encore une fois, l’ostéopathie a le pouvoir de résoudre ce type de problème. Les coliques du nourrisson peuvent également être prises en charge.
A la suite d’une grossesse, d’une chirurgie abdominale ou tout simplement avec l’évolution de l’âge, certains organes peuvent changer de positions, c’est ce que nous appelons fréquemment les descentes d’organes. La prise en charge ostéopathique permet également de traiter ces troubles.
Enfin, de nombreuses glandes sont présentes dans notre corps. Leur rôle est de réguler notre activité hormonale. La prise en charge ostéopathique a également pour but d’améliorer la fonction de ces glandes. Parmi elles, nous pouvons citer le pancréas, les surrénales, la thyroïde, les ovaires,….
Développée dans le seconde moitié du XXème siècle, l’ostéopathie cranio-sacrée a un large éventail d’application.
Au cours de ses recherches, le Docteur William Sutherland s’est intéressé à la mobilité des os du crâne. Sans attente, il s’est aperçu que les os des crânes des bébés étaient mobiles, rendant la mobilisation de ceux-ci très facile lors d’un mauvais placement au niveau des sutures (accouchement difficile, ventouse, forceps, une mauvaise position dans le landau).
En plus de cette découverte, il a été surpris de se rendre compte que les crânes adultes étaient, dans une moindre mesure, également mobiles. Ses recherches lui ont permis de réaliser que les os du crâne subissaient des mouvements rythmiques et en sens contraire par rapport au sacrum, il a dès lors nommé ce mouvement MRP (mouvement respiratoire primaire).
De ce fait, en plus d’avoir une action sur les sutures crâniennes, l’ostéopathe peut quantifier le MRP de son patient, et, au besoin, de rééquilibrer la mobilité optimale des os du crâne en intervenant sur celui-ci.
Étant donné que les mouvements des os du crâne sont reliés au sacrum par l’intermédiaire de la moelle épinière, une prise en charge du sacrum est également inclue dans ce concept thérapeutique.
L’articulation temporo-mandibulaire (faisant partie intégrante des os du crâne) est également une région sur laquelle l’ostéopathe peut intervenir. De nombreuses techniques pour beaucoup de syndromes (subluxation, douleurs de la mâchoire, céphalées de tensions, problème occlusal,…) sont également disponibles dans les ressources thérapeutiques de l’ostéopathe.
Pour terminer, je me permets de vous informer, qu’outre ces indications, la mobilisation des sutures crâniennes a une influence sur les sinus et sur les nerfs crâniens, rendant possible la prise en charge des sinusites mais également de certaines névralgies ou syndromes neurologiques en lien avec la sphère faciale.