et pour en savoir plus sur l'ostéopathie

L’ostéopathie préventive, est-ce si important ?

Aux origines, l’ostéopathie avait principalement un but curatif. La médecine de l’époque, peu convaincante pour une certaine population, a entrainé l’accroissement rapide de l’ostéopathie. Ces premiers ostéopathes, médecins de formation, soignaient des patients souffrant d’une multitude de maux et de symptômes. Néanmoins, il était fréquent que ces pionniers prescrivent à leurs patients des moyens naturels pour éviter que leurs symptômes ne réapparaissent. L’ostéopathie, bien que curative, s’est dès lors inscrite dans un cadre préventif.

 

Ces précurseurs ne savaient pas encore que leur propre thérapie pouvait également servir de prévention à l’apparition ou à la réapparition de certains symptômes. 

Depuis un temps certain, une grande partie de la population est devenue adepte de l’ostéopathie préventive. Le dicton célèbre « Il vaut mieux prévenir que guérir » se confirme encore une fois. Les raisons pour lesquelles il est conseillé d’avoir recourt à un ostéopathe pour éviter des soucis futurs sont multiples, nous allons essayer de donner quelques exemples dans ce post.

Les chaines dysfonctionnelles que les ostéopathes retrouvent fréquemment débutent toujours autour d’une articulation. Au fil du temps, la chaine évolue et de nombreuses autres articulations vont se retrouver atteintes. 

 

Ces chaines se développent à partir de mauvaises postures, de mauvaises habitudes, de traumatismes ou encore de différences anatomiques. Pour défaire ces chaines, l’ostéopathie est un très bon moyen. Il est évident qu’au plus le patient sera vu tôt, au moins la chaine aura évolué et aura eu des conséquences sur le corps. Dans ce sens, une prise en charge préventive nécessite moins de séances de traitements et entraine moins de dégâts. De plus, les dégâts causés par une chaine ancienne peuvent dans certains cas être irréversibles et nécessiter une chirurgie par exemple.

 

Un autre exemple fréquemment rencontré en ostéopathie est l’atteinte subie par certains états émotionnels. Dans nos régions, une grande partie de la population est concernée par l’anxiété et l’état de stress. Cette perturbation émotionnelle a pour conséquence de déséquilibrer nos fonctions endocriniennes. Dans de nombreux cas, les glandes surrénales se retrouvent « épuisées » par exemple. A long terme, cet épuisement excitera certains neurones et cela aura pour conséquence une modification de la mécanique et de la physiologie de notre organisme. Les symptômes pourront à ce moment-là se faire ressentir. L’ostéopathie est un bon moyen pour lutter contre ces symptômes mais est également un bon compromis pour éviter que ceux-ci ne surgissent. 

 

Le dernier exemple que je vous exposerai dans ce post est la conséquence de certains traitements ou de certaines substances. Certains traitements médicamenteux et certaines substances toxiques ont malheureusement pour effets secondaires de perturber notre corps. Nous savons très bien que certains médicaments abiment notre estomac ou notre foie, lorsque d’autres peuvent nous constiper, nous provoquer des carences,…. Pour prévenir ces événements, l’ostéopathie peut avoir son impact. Bien qu’elle ne soignera pas la conséquence de ces substances, elle pourra diminuer les symptômes, ralentir l’évolution de ces conséquences et de ce fait, rendre la vie du patient plus supportable. 

Pour terminer, en plus de leur connaissance en anatomie, en physiologie, en pathologie,… les ostéopathes ont souvent une bonne connaissance des gestes de vies, des conseils nutritionnels et autres pour aider leur patient, ce qui en fait un réel acte préventif.

Que peuvent exprimer nos vertèbres par rapport à notre corps et notre santé ?

Dans le corps humain, nous savons très bien que notre ossature nous sert de fondation, qui plus est lorsqu’on parle de la colonne vertébrale.

 

En effet, nos vertèbres sont très importantes pour nos activités et pour nos rapports avec notre environnement. C’est également pour cette raison qu’une perturbation au niveau vertébral peut rendre notre vie très invalidante. 

 

Outre ce rôle architectural, notre colonne vertébrale protège notre moelle épinière, qui est un réel intermédiaire entre notre cerveau et notre corps. Chaque vertèbre possède deux ouvertures qui laissent passer deux nerfs (un à gauche et un à droite) afin d’atteindre chaque région de notre corps. Ces nerfs proviennent de la moelle épinière.

 

Vous le savez sans doute mais notre système nerveux nous offre la possibilité d’effectuer des mouvements et de contracter nos muscles, mais également de percevoir les informations tactiles, thermiques et douloureuses,…  Notre équilibre et la position de nos membres (proprioception) sont également interprétés et régulés par notre système nerveux.

 

Ce que vous ne savez surement pas, ou moins, est que le système nerveux possède une autre fonction que l’on appelle la fonction neurovégétative. Plus simplement, cette fonction concerne tout ce que nous ne pouvons pas gérer volontairement. En effet, nous ne pouvons gérer nos paramètres cardiaques par exemple, ni la fonction de nos glandes surrénales ou de notre pancréas, nous ne pouvons pas non plus influencer nous-même notre péristaltisme intestinal ou encore nos fonctions hépatiques. 

Lorsque la structure de nos organes ou de nos glandes endocriniennes est altérée (maladies, congestion, intoxication,…), la fonction de ceux-ci va également être altérée. Dans ce cas, une réponse neurologique va se mettre en place et le nerf responsable sera sur-stimulé. Cette sur-stimulation, par un phénomène que nous appelons le segment facilité, entrainera un blocage de la vertèbre en lien avec le nerf correspondant. Inversement, un blocage vertébral peut également entrainer une sur-stimulation nerveuse et dégrader la structure et la fonction d’un organe ou d’une glande.

 

Ces explications nous ramènent à l’ostéopathie. Vous pouvez désormais comprendre l’examen méticuleux que pratiquent les ostéopathes en ce qui concerne notre colonne vertébrale. L’observation étage par étage des vertèbres va permettre à un praticien aguerri de découvrir les régions du corps qui souffrent et qui ne fonctionnent plus correctement. Nous pouvons affirmer avec certitude que nos vertèbres nous parlent, elles nous montrent le chemin des tissus qui ne sont pas en bonne santé et en mauvaise vitalité.

Le diaphragme est-il si important ?

Bien que le diaphragme soit essentiel à notre survie, celui-ci possède également de nombreuses autres actions que nous ne connaissons pas toujours.

 

Pour le commun des mortels, le diaphragme sert principalement à nous faire respirer. En effet, le diaphragme est le principal moteur de l’inspiration, l’expiration est quant à elle passive. Sans cet action diaphragmatique, l’être humain ne peut pas survivre. 

 

En ostéopathie, il nous arrive fréquemment de devoir travailler sur le diaphragme, et ce n’est pas du tout pour la raison que nous venons de citer précédemment. Bien que certaines personnes rencontrent des soucis respiratoires, la prise en charge du muscle diaphragme peut s’avérer être beaucoup plus large. 

A proprement dit, le diaphragme sépare nos poumons et notre cœur de la cavité abdominale. De ce fait, il sert d’élément suspenseur pour un bon nombre de nos organes (le foie, la rate, l’estomac,….). 

En se contractant, le diaphragme permet également de stimuler la défécation, la sécrétion de la bile et l’accouchement. Il améliore également la circulation et la bonne mobilité de nos organes.

 

Il est également important de noter que le diaphragme est traversé par l’artère aorte, la veine cave et l’œsophage. Les contractions/relâchements du diaphragme peuvent donc influencer la circulation artérioveineuse et la fermeture/ouverture de l’œsophage (important dans les reflux gastrique et les œsophagites).

 

Les connaisseurs de l’anatomie doivent savoir que le diaphragme a pour insertions certaines côtes et certaines vertèbres. Pour cette raison, le diaphragme aide également au bon positionnement de nos côtes et de nos vertèbres.

 

Il n’est donc plus nécessaire de vous démontrer les raisons pour lesquelles l’activité du diaphragme ne se limite pas uniquement à notre respiration. Pour ceux qui ont déjà consulté mon site internet, vous pourrez comprendre aisément l’argument pour lequel nous, les ostéopathes, devons avoir une approche intime et primordiale avec votre muscle diaphragme.